3 raisons qui favorisent un développement rapide et certain du VAE

Aller au bureau en VAE, c’est tendance ! Plus qu’un simple lobby, le vélo électrique est devenu pour les convertis, une véritable mode de vie, car il est bien plus économique et plus soucieux de la planète que la voiture. L’engouement des Français pour le VAE est de plus en plus évident et la tendance ne touche pas uniquement les particuliers, mais aussi les entreprises. Les chiffres sont éloquents et plusieurs raisons sont évoquées. Zoom sur les 3 raisons qui permettent d’expliquer ce développement rapide du VAE en France.

Les Français tentés par le vélo électrique

Le vélo électrique intéresse de plus en plus les Français. Ils sont désormais 42% cette année à envisager l’acquisition d’un VAE selon les résultats du sondage publiés par Latribune.fr du 13 novembre dernier. Écologique et économique, le vélo électrique est très prisé. Polyvalent, il est utilisé par un quart de la population française pour les déplacements quotidiens, les trajets réguliers de courtes distances en ville. Le sondage révèle également que 15% des propriétaires de VAE l’utilisent occasionnellement ou au moins une fois par semaine pour les loisirs. Jugés insuffisants, ces chiffres vont être boostés par le nouveau programme de mobilité. Le prix élevé est un facteur de réticence important pour de nombreux acheteurs tentés par le vélo électrique d’autant plus que le risque de vols soit très élevé notamment dans les grandes villes. De nombreuses technologies ont été développées pour permettre par exemple, aux usagers de garer leur VAE partout sans crainte. De plus, pour l’achat d’un vélo électrique, il est maintenant possible de bénéficier d’une prime plafonnée allant jusqu’à 20% du coût d’acquisition. Quelques vélos plébiscités par les français sur Bikelec France :

Il ne faut pas oublier les mesures gouvernementales comme Plan Vélo et Mobilités Actives dont l’objectif est d’augmenter le nombre de déplacements à vélo électrique par la mise en place de dispositifs de recharge sur l’ensemble du territoire, l’aménagement de pistes cyclables, le soutien actif aux projets d’implantation du VAE dans les collectivités, les entreprises et les associations.

De plus en plus d’entreprises intègrent ce moyen de transport

Étant donné que le vélo électrique est un produit propre au service de la mobilité individuelle, les discours commerciaux sont généralement ciblés sur les particuliers. Hors, de plus en plus d’entreprises, de différente taille et de tout secteur confondu sont séduites par le potentiel et les bénéfices du VAE. Pour encourager les entreprises et leurs salariés à utiliser le vélo électrique pour les trajets domicile-bureau, le projet de loi Mobilités a mis en place un forfait mobilité durable. Le montant de cette aide financière peut aller jusqu’à 400 euros par an et par salarié cycliste. Le projet de loi prévoit également l’accompagnement de la mise en place du dispositif en entreprise. Pour sensibiliser les collaborateurs, certaines entreprises choisissent de les responsabiliser en les laissant déclarer sur l’honneur le nombre de kilomètres réalisés en vélo par semaine ou par mois. Les entreprises avec des salariés cyclistes doivent investir dans des vélos électriques et des infrastructures sécurisées pour la circulation et le stationnement des VAE près de leur local. En contrepartie, elles devraient y gagner des salariés moins stressés et plus motivés grâce à une qualité de vie améliorée. Grâce aux VAE, on réduit les retards, les bouchons et les accidents.

Les entreprises qui mutent vers ce moyen de transport durable sont aussi conscientes de l’enjeu écologique qu’il représente. Elles peuvent donc communiquer sur ce sujet d’actualité qui préoccupe la société actuelle tout en veillant à améliorer leur image et leur réputation. Certaines entreprises placent la barre très haute en estimant être capables de convaincre un grand nombre de salariés de se mettre au VAE. En effet, l’adoption du vélo électrique doit rester une initiative personnelle et n’a donc rien d’obligatoire. La tâche s’avère difficile, mais parmi les pionniers, on peut citer la RTE (réseau de transport électrique) avec son indemnité kilométrique, Orange avec son impressionnant parc de véhicules électriques en auto-partage ou encore Le Crédit Agricole qui mesure son bilan carbone au quotidien.

Les services publics investissent massivement

Comme à l’époque de la Révolution industrielle, l’investissement reste la condition sinéquanone pour garantir la réussite de la Révolution verte et durable des moyens de transport. Covoiturage, voiture électrique ou vélo électrique, de nombreux concepts tendance ont déjà vu le jour en France grâce aux investissements des services publics. Ainsi, les collectivités municipales prévoient d’équiper en priorité les grandes métropoles comme Paris pour désengorger les rues et faire baisser le taux de pollution. Dans le cadre du futur projet Véligo Location, plus de 20 000 vélos électriques rechargeables sur la prise de secteur domestique seront à la disposition des Parisiens en janvier 2019 pour 40 euros par mois. Le budget de ce projet avoisine les 61 à 111 millions d’euros dont une grande partie sera engloutie par le coût des VAE. Côté services, il ne se différencie de Vélib que par la possibilité pour les locataires de VAE de les ranger chez eux, tous les jours après chaque utilisation pour une durée de 6 mois consécutifs maximum. Si Vélib s’adressait davantage aux parisiens, l’offre Véligo devrait quant à lui, être plus accessible aux Franciliens.

En dehors de l’achat des VAE, pratiques, solides et faciles à entretenir, l’aménagement de nouvelles pistes cyclables et de station vélo continuent et ces chantiers exigeront encore un budget conséquent de la part de l’État. Les investissements massifs ne sont pas inhabituels dans ce secteur du transport durable et de nombreux projets de solutions mobilité durables comme le Plan Vélo sont encore en préparation dans d’autres grandes villes françaises.

En conclusion, avec près 255 000 exemplaires écoulés en France métropolitaine seulement en 2017, le VAE a de beaux jours en perspective devant lui. L’année 2018 enregistre de nombreux projets ministériels, juridiques, coopératifs et collectifs en préparation pour convertir les Français au vélo électrique. A l’horizon 2019-2020, une grande majorité des trajets domicile-travail se feront à vélo grâce à la participation active des entreprises.

Autre source inéressante sur le sujet : la bicyclette electrique sur Midi Libre

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