Quel est le coût global d’un vélo électrique ?

Batterie d'un vélo électrique

Cet article a été réalisé afin de donner une appréciation sur le coût d’un vélo électrique. Aujourd’hui, cela peut paraître compliqué au vu de l’évolution et des différences de pratiques. Grâce à quelques paramètres clés, nous pouvons visualiser le coût final approximatif de votre vélo.

Premier facteur de coût : le prix d’achat

Par rapport à un vélo à pédales, le vélo à assistance électrique est plus confortable. Vous n’avez pas besoin de dépenser votre énergie pour pouvoir effectuer votre déplacement. Mais l’achat d’un vélo électrique est un investissement. Soyez rassuré , le prix n’arrive même pas à la cheville du coût d’une voiture. De plus, il offre plusieurs possibilités de déplacements, en plus de la facilité de stationnement. Néanmoins, le VAE est certes plus cher que le vélo traditionnel.

Dans le même thème : Comment trouver un vélo électrique pas cher ? 

La gamme de prix

  • les cruisers coûteront en moyenne 2850 euros, pour une gamme de prix entre 1400 et 7500 euros
  • le vélo de montagne affiche un prix moyen 3800 euros, pour une fourchette de 1100 à 8400 euros
  • le vélo urbain affiche un prix moyen de 2400 euros, avec une fourchette 800 à 7500 euros
  • le VAE pliable à 2600 euros en moyenne, avec une fourchette 650 à 4700 euros
  • les vélos électriques utilitaires à 3100 euros en moyenne, avec une fourchette de 1600 à 5600 euros…

Il faut savoir qu’on peut trouver des modèles de dernière génération à bas prix aussi aisément que d’anciens modèles haut de gamme. Il est tout à fait récurrent de trouver des e-bikes low cost. Seulement, ils peuvent se trouver être encore plus dispendieux en termes de maintenance et en pièces de rechange.courbe de prix

Autre source de dépense : la batterie

Après l’étape de l’achat de la technologie de la batterie, du type et du modèle de vélos électriques, l’« électricité » est le premier facteur de coût. A savoir, le coût électrique va se calculer comme suit :

  • Pour calculer la capacité en kWh, il suffit de multiplier la tension par le niveau de l’intensité du courant (ampérage). Ensuite, il faut diviser le résultat par 1000 (par exemple : 24 x 10Ah = 240 watts ou 0,24 kW)
  • En connaissant le prix d’un kWh dans  (0,15 euros/kWh pour la France en moyenne), on peut connaître le coût d’un chargement complet (0,036 euros dans notre exemple)
  • Il faut ensuite connaître le niveau de charge dépensé pour 1 kilomètre parcouru, en divisant le niveau de charge (w ou kw) par la capacité minimale (par exemple 10 km pour une charge complète, c’est-à-dire 0,024 kWh/km). Le coût de l’électricité pour 1 km est donc de 0,0036 euros.

Autrement dit, si l’on considère uniquement la variable « électricité », avoir un vélo électrique ne coûte presque rien. Mais encore, bien qu’elles ne soient pas éternelles, les batteries de VAE sont aujourd’hui nombreuses à présenter une capacité d’un millier de cycles de charge pour une utilisation non-stop sur deux années. Mais si ces accumulateurs sont remplaçables au niveau de la même marque, c’est peut-être au niveau du design et de l’interface que se posera le problème, lorsque la marque n’existe plus notamment. En l’occurrence, à moins que l’on ne se trouve devant un modèle standard, il faudra trouver le moyen de reconditionner la batterie. Surtout lorsque aucune autre n’est compatible avec son vélo.Batterie d'un vélo électrique

Opérations incontournables : entretien et maintenance

En dehors des règles de base en matière de maintenance, à savoir la protection de la batterie contre certaines conditions climatiques ou atmosphériques (pluie, neige…), d’autres moyens de préservation de l’efficacité du VAE peuvent occasionner des coûts. En principe, quand on est rouleur invétéré qui fait plusieurs kilomètres par jour, l’on se doit de faire un check-up voire une maintenance au moins semestrielle (ou tous les 500 km parcourus) de son deux-roues. Il faut noter que le prix d’une maintenance varie d’un réparateur à l’autre, qu’il s’agisse du propriétaire lui-même ou d’un service spécial. Certains spécialistes affichent quand même une petite majoration quand ils se trouvent devant un vélo à assistance électrique.

Mais quand on n’est pas soi-même expert ou un peu versé dans les réparations, il vaut mieux approcher un pro, de préférence celui auprès duquel on a acheté le vélo. Effectivement, ce dernier est plus à même de connaître son « produit », plus susceptible d’être mieux équipé et d’avoir des pièces adaptées disponibles.

Si on ne peut pas vraiment évaluer le coût d’une maintenance, quelques opérations peuvent être déterminées. Par exemple, la réparation d’un pneu crevé peut coûter 9 à 18 euros, la mise au point du freinage de 18 à 34 euros, le réglage de la transmission de 19 à plus de 50 euros. A noter que la connaissance ou l’application de certaines astuces peut nous aider à faire tout ou partie du boulot soi-même : avoir une chambre à air en réserve, se munir des outils de réparation standard, choisir un modèle de vélo qui ne nécessite pas d’équipements spécifiques pour l’enlèvement ou le changement des pneus (privilégier par exemple les vélos à traction médiane plutôt que les modèles avec moteurs sur moyeu).

La loi en vigueur

Pour certains modèles de VAE, vous avez besoin d’une carte grise. Ce sont surtout les vélos à moteur puissants, qui consomment plus 250 watts avec une assistance de 25 km/h et plus qui sont concernés. Si votre VAE possède une énergie inférieure, vous serez épargné car il sera considéré comme étant une simple bicyclette. Sinon, ils sont catégorisés dans les classes de véhicule à moteur électrique. Dans ce cas, vous devez le faire immatriculer et demander une carte grise. L’assurance et le port de casque pendant un trajet sont à cet effet obligatoires. En résumé, le coût réel d’un VAE est moindre vis-à-vis des autres moyens de transport à moteur.texte et marteau de la loi

Un peu d’investissement pour un minimum de coût à l’usage

Si le véhicule ne comporte pas de système antivol, il est bon de mettre la main à la poche et sortir aux environs d’une centaine d’euros. Cela peut éviter de perdre les quelques milliers d’euros à l’achat du vélo. En fait, tout ce qui peut servir à rouler sans incident est un investissement important : les feux avant et arrière, la sonnette… Dans tous les cas, un vélo à assistance électrique est toujours plus avantageux que les véhicules de transport plus lourds et moins faciles à gérer. Principalement en ce qui concerne la dépense énergétique, la gestion des trajets (les montées, les descentes…), les gains en termes de performance physique, le confort à éviter les embouteillages, etc. Son coût d’exploitation n’est pas moins insignifiant. Et grâce à des sources électriques de plus en plus diversifiées (solaire, éolienne…), le vélo à assistance électrique pourra toujours trouver sa source d’énergie quelque part.coût en anglais

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